La deuxième vie des réseaux

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Friday, October 10 2008

Connaître les langues par les claviers et l'internet des pays d'origine : la langue russe comme exemple

L'enseignement des langues en France se fait encore en 2008 rarement par les claviers et l'internet des pays d'origine. Il est très difficile de trouver des méthodes d'apprentissage des langues par informatique vendues avec le clavier correspondant, comme si l'apprentissage de l'écrit allait de soi pour correspondre sur internet avec des locuteurs natifs. L'hétérogénéité matérielle de claviers et de langues n'est pas très facile à gérer dans les différents menus et applications de chaque système d'exploitation. Une des meilleures solutions techniques consiste à disposer de système d'exploitation adapté à chaque langue : c'est ce que permet la virtualisation. Pour ne pas multiplier les coûts de license, le plus simple actuellement est d'installer un environnement linux (e.g. http://www.ubuntu.com/) configuré pour la langue à étudier et virtualisé sous vmware (cf. http://www.vmware.com/download/).

Dans l'exemple choisi ci-dessous de la langue russe c'est un clavier premier prix USB (209 roubles) acheté à Saint Pétersbourg au supermarché informatique КЕЙ (http://www.key.ru/). La distribution linux Ubuntu version 8.04 a été installée en langue russe sous vmware fusion. La suite bureautique Openoffice de base en anglais a été russifiée en installant le paquet "language-support-ru" (e.g. # apt-get install language-support-ru). Le codage usuel des caractères est au standard UTF-8 (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/UTF-8). Le clavier cyrillique est en fait un clavier bilingue américano-russe parce que les caractères latins sont actuellement indispensables pour butiner sur internet :

Le passage du jeu de caractère cyrillique au latin (et réciproquement du latin au cyrillique) se fait simplement en pressant les deux touches "Alt" et "Shift" (indifféremment à gauche ou à droite du clavier).

Le standard UTF-8 de codage des caractères permet de mélanger caractères latins et cyrilliques pour le nommage des fichiers et des répertoires ce qui est un peu surprenant au début :

L'usage d'OpenOffice en russe n'est pas moins surprenant dans le passage transparent des jeux de caractères cyrilliques aux jeux de caractères latins :

Pour conclure, il serait intéressant de disposer de distributions linux "live" dédiées à l'apprentissage de chaque langue ; ces distributions sur CD, DVD, en images vmware ou fichiers iso téléchargeables seraient adaptées à chaque couple de langue correspondant à des claviers bilingues ; ici  le clavier russe a été pris comme exemple et pour la suite ça serait intéressant d'expliquer comment faire avec le clavier franco-arabe où le défilement des caractères est différent pour chacune des deux langues.

Monday, September 15 2008

La Deuxième Vie des Réseaux pour l'Education (The Second Life of Networks for Education)

The Second Life of Networks ISBN 978-0-9768908-1-2 printed in July 2008 (http://www.odilejacobpublishing.com/) give very interesting point of view on the economic and social trends of the Internet but educational goals are not really discussed. The open source software movement is driving "The Power of Collaborative Innovation". The Value Chain is seen in three layers as networks, services and contents. There is very few consideration about knowledge and education as if it would be automatic with no problem : "Distance learning will be promoted at all ages through total immersion in knowledge and expertise networks" (see p. 200). However, this is not the case today : at least five to ten percent of students suffer some form of Web dependency (cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_addiction_disorder ) that is not compatible with success at school or university ; there is in fact a numerical fracture between generations and then some broken transmission of knowledge. How students are learning or using free software ? At school or at home by internet ? What are the amount of knowledge, know-how and how long time it takes to become geek ? The protection of personal data could also be more thoroughly investigated : The dual approach of protection is development : everybody need to develop own personal informations, knowledge and contact over internet ; at least 80% of all these data don't need really strong protection ; thus the actual current CMS technologies (e.g. Tikiwiki, Prométhée) are suffisant to share the datas controling the access rights : mainly fully personnal data, family, friend, associative, professional, public ... The visibility of these data can change with the time, again about 80% of these data can become public and free before death ; moreover the personal inventory data tracking can be used to improve sharing and reuse of objects according to sustainable development principles. In short the main purpose of this blog is discussion on free software and contents for education and knowledge in the second life of networks.

Le village Numérique Mondial : La Deuxième Vie des Réseaux ISBN 978-2-7381-2123-3 paru en avril 2008 (http://www.odilejacob.fr/) dont la version américaine précédemment présentée est une assez fidèle traduction, développe des points de vue très intéressants sur les conséquences sociales et économiques de l'internet toutefois les incidences sur l'éducation et la transmission des connaissances ne sont pas développés. C'est le mouvement "open-source" qui régit le "Pouvoir de l'innovation en collaboration". Même si dans "les perspectives pour entrer au coeur de la deuxième vie des réseaux" (chapitre 6, p. 196) il y a une phrase sur la société de la connaissance : "La formation à distance sera favorisée à tous les âges de la vie par l'immersion totale dans les réseaux et la connaissance et le savoir auxquels ils donnent accès". Au final, dans la chaîne de valeur à 3 composants ( opérateurs de réseaux, les services et les contenus) la connaissance reste indifférenciée des contenus alors que la connaissance est ce qui donne du sens aux contenus même s'il s'agit aussi de contenus. On en oublie que la deuxième vie sur les réseaux, pour la Net Génération, est couramment du temps pris sur le sommeil, assez souvent au détriment des études parce que le système éducatif intègre encore trop peu l'outil internet et que les parents ne sont pas toujours au fait des meilleurs usages éducatifs de ces technologies. En s'appesantissant sur la protection des données personnelles dans le dernier chapitre (p. 204), l'ouvrage fait oublier la nécessité de savoir développer ses connaissances personnelles sur l'internet : partages d'informations, contacts ... les environnements numériques de partage libres actuels (e.g. Tikiwiki, Prométhée) ...) permettent de maîtriser les droits d'accès à toutes ses données : soi seul, la famille, les amis, les collègues, les contatcts associatifs, l'école ... Au cours du temps, les droits d'accès aux données personnelles changent naturellement jusqu'à devenir patrimoine familial (i.e. inventaire des affaires et données personnelles qui devient héritage aux proches et descendants ...), voire mémoire publique. Bref, la thématique principale de ce blog concerne les logiciels et contenus libres dans la deuxième vie des réseaux pour un développement durable des connaissances servant à l'éducation et à l'enseignement.